La photobiomodulation utilise des lumières rouges et/ou proches infrarouges pour agir sur des processus cellulaires : une technologie sérieuse et prometteuse, à utiliser avec des paramètres précis et des indications clairement définies.
Qu'est-ce que la photobiomodulation ?
La photobiomodulation (PBM) utilise des lumières rouges et/ou proche infrarouges pour agir sur certains processus biologiques cellulaires. L'objectif n'est pas simplement de « chauffer » les tissus : certaines longueurs d'onde peuvent être absorbées par des chromophores cellulaires, c'est-à-dire des molécules capables de capter la lumière.
Cette absorption peut ensuite moduler notamment l'activité mitochondriale, l'inflammation et certains mécanismes de réparation tissulaire. C'est ce qui distingue la PBM d'un simple effet thermique et ce qui explique l'intérêt que lui porte la recherche.
Que disent les preuves scientifiques ?
La littérature scientifique s'est considérablement développée ces dernières années. Une revue de synthèse publiée en 2025 a analysé 15 méta-analyses regroupant 204 essais randomisés et plus de 9 000 participants, sur 35 critères de santé. Les résultats sont encourageants pour plusieurs applications, mais la qualité des preuves varie fortement selon l'indication.
Des indications où l'efficacité est reconnue
Un consensus international publié en 2025 conclut à une efficacité de la PBM dans certaines situations précises :
- Les neuropathies périphériques ;
- Certaines plaies et ulcères ;
- Les douleurs associées aux ulcères du pied diabétique ;
- La dermatite aiguë liée à la radiothérapie ;
- L'alopécie androgénétique.
Des applications plus prometteuses que définitives
Pour d'autres applications, les résultats sont plus prometteurs que définitifs. Dans l'arthrose du genou, par exemple, une méta-analyse de 2024 retrouve une diminution de la douleur, mais avec un niveau de certitude très faible : la PBM peut être envisagée comme complément, mais pas comme remplacement des traitements recommandés.
Le point essentiel : la dose compte. Il n'existe pas un unique « protocole lumière rouge » valable pour tout le monde.
Pourquoi la dose change tout
Plusieurs paramètres peuvent modifier considérablement le résultat d'une séance de photobiomodulation :
- la longueur d'onde utilisée ;
- l'irradiance, c'est-à-dire la puissance reçue par la surface traitée ;
- la fluence, soit l'énergie totale délivrée ;
- la durée d'exposition ;
- la distance entre la source lumineuse et la peau ;
- la fréquence des séances.
C'est pourquoi des appareils ou des protocoles très différents ne peuvent pas être mis sur le même plan, et pourquoi les résultats d'une étude ne se transposent pas automatiquement à tous les dispositifs.
Garder un regard nuancé
La photobiomodulation n'est ni une solution miracle ni une simple tendance : c'est une technologie qui mérite d'être utilisée avec des paramètres précis et des indications clairement définies, plutôt que présentée comme une thérapie universelle.
Pour toute démarche personnelle, un avis auprès d'un professionnel de santé qualifié permet de savoir si cette approche est pertinente dans votre situation et à quelles conditions.
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Source originale : @innovibe_beauty sur Instagram