Entre le véritable anti-inflammatoire et l'huile de poisson toxique, il y a un monde. Tous les oméga-3 ne se valent pas : voici les critères pour bien choisir.
1. La concentration : exiger le détail EPA / DHA
L'industrie adore les étiquettes « Huile de poisson 1000 mg ». C'est un piège. Ce qui compte, ce n'est pas le poids total du gras, mais la concentration exacte en principes actifs : l'EPA et le DHA. Si l'étiquette ne précise pas ces valeurs au milligramme près, mieux vaut passer son chemin.
2. L'oxydation : viser un label de pureté
C'est le point le plus important. Les oméga-3 sont extrêmement fragiles : chauffés ou mal extraits, ils rancissent. Pour masquer l'odeur de poisson, on y ajoute souvent un arôme citron. On ingère alors un produit hautement oxydant qui agresse les cellules. Une référence citée dans le post (Albert BB, et al., 2015) rapporte que plus de 83 % des compléments testés dépassaient les limites toxiques d'oxydation.
3. Le dosage et le ratio : la règle du gramme et des 2/3
Pour les indications sérieuses, le post évoque des repères chiffrés (réf. Calder PC, et al., 2006) :
- Sphère neurologique et vision : 250 mg de DHA par jour minimum.
- Douleurs articulaires et inflammation : 1000 mg (1 g) par jour, avec un ratio clinique strict de 2/3 d'EPA et 1/3 de DHA.
L'EPA et le DHA sont les briques qui constituent les membranes cellulaires. En cas d'inflammation tissulaire, sans apport massif d'EPA, le corps peine à fabriquer les « résolvines », ces molécules qui viennent physiquement éteindre le feu articulaire.
📈 Pour une dose anti-inflammatoire de 1 g : environ 660 mg d'EPA (le « pompier » de l'inflammation) et 330 mg de DHA (le « bâtisseur », indispensable à la structure). C'est ce ratio précis et cet apport qui font la différence.
En résumé
Choisir ses oméga-3, c'est lire l'étiquette avec exigence : concentration détaillée en EPA/DHA, fraîcheur garantie contre l'oxydation, et un ratio adapté à l'objectif. Des critères simples qui séparent le complément efficace du produit décevant. Synthèse d'après le Dr G. Kreutter, pharmacien apothicaire.
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Source originale : @innovibe_beauty sur Instagram